Lucien de Samosate et François Rabelais

Lucien de Samosate

François Rabelais

Les Voyages extraordinaires de Lucien et le Quart Livre de Rabelais

Étude sur Rabelais Étude sur Lucien
Textes comparés Synthèses

Bibliographie

Synthèses

Lucien et Rabelais, deux aventures linguistiques

Lucien, à l’époque impériale, et François Rabelais, au XVIème siècle, ont un point commun : aucun des deux n’écrit dans la langue réellement parlée de son temps ; Lucien en effet écrit dans le plus pur dialecte attique, alors que depuis les conquêtes d’Alexandre, les hellénophones parlaient la κοινή, une langue commune de base attique, certes, mais modifiée par l’apport des autres dialectes, et en pleine évolution ; quant à Rabelais, la langue qu’il parle est éminemment savante, pleine de mots rares et de néologismes – dont une bonne part, d’ailleurs, entrera dans le langage courant après lui. Il crée véritablement son langage.

Une volonté littéraire

  • Pour Lucien, il s’agit de renouer avec la langue des Vème et IVème siècles, celle des orateurs, des tragiques, et de l’époque de Périclès : une période de grandeur inégalée pour Athènes, et à laquelle appartiennent la plupart des personnages.
  • Pour Rabelais, loin d’un retour vers le passé, il s’agit d’affirmer haut et fort l’existence d’une langue vernaculaire littéraire, et de rejeter la langue des savants ou pseudo-savants (celle de la Sorbonne) : le latin.

Bibliographie

  • Collectif, Voyages aux pays de nulle part, édition présentée par Francis Lacassin, collection « Bouquins », Éditions Robert Laffont, 1990, 1284 p.
  • Trousson Raymond, Voyages aux pays de nulle part, histoire littéraire de la pensée utopique, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1975, 296 p.