Honoré de Balzac (1799-1850)

Balzac par Louis-Auguste Bisson. Domaine public

Biographie

Balzac appartient à la grande génération romantique, celle des artistes qui sont nés pendant la Révolution française ou le Premier Empire (celui de Napoléon Ier) ; qui avaient la trentaine autour de 1830 : Lamartine, Hugo, Vigny, Stendhal, Mérimée… Il était plus jeune que Chateaubriand, un peu plus vieux que Gautier, Nerval, Musset ; il avait 20 ans de plus que Flaubert et Baudelaire ; 40 de plus que Zola.

Né à Paris le  Honoré est l’aîné des quatre enfants  (Honoré, Laure, Laurence et Henri). Sa sœur Laure, de seize mois sa cadette,  publiera la biographie de son frère en 1858.

Du  à 1813 Honoré est pensionnaire au collège des oratoriens de Vendôme. Il ne rentre jamais chez lui durant ces années, mais lit énormément au point d’altérer sa santé : en avril 1813 on le renvoie chez lui.

Après un bref passage à Tours, la famille de Balzac revient à Paris, où le jeune Honoré suit ses cours au lycée Charlemagne. En 1816, il commence des études de droit, tout en suivant des cours à la Sorbonne et au Museum d’Histoire naturelle. Il devient clerc de notaire, tout en poursuivant ses études de droit.

En 1819, ses parents ayant quitté Paris, il s’y retrouve seul, et tente de se consacrer à la littérature, d’abord sans grand succès. Sous différents pseudonymes, il écrit de courts romans alimentaires et divers ouvrages utilitaires.

De 1825 à 1827, il se lance dans l’édition, mais est vite acculé à la faillite.

En 1828, il revient à la littérature, avec Le Dernier Chouan ou la Bretagne, publié en 1829 sous le titre Les Chouans. La même année paraît La Physionomie du mariage. Il devient un écrivain connu, et écrit également dans plusieurs journaux.

En 1831, il publie L’Auberge rouge, sous le nom d’Honoré de Balzac – avec une particule – et travaille à La Peau de chagrin.

C’est à partir de ce roman qu’il commence à élaborer le grand projet de la Comédie humaine. Il vit alors une longue période intensément créative :

  • 1831 : La Femme de trente ans
  • 1832 : Louis Lambert ; Le Colonel Chabert (1832-35) ; Le Curé de Tours ; Le Médecin de campagne
  • 1833 : Eugénie Grandet
  • 1834 : La Recherche de l’absolu
  • 1835 : Séraphita ; Le Père Goriot ; Le Lys dans la vallée (1835-36) ; c’est en 1836 qu’il a l’idée des « personnages reparaissants », que l’on peut suivre d’un roman à l’autre.
  • 1837 : César Birotteau
  • 1838 : La Maison Nucingen
  • 1839 : Le Curé de village ; Béatrix
  • 1841 : Ursule Mirouët ; Une ténébreuse affaire. Cette année-là il signe un contrat avec l’éditeur Fume pour ses œuvres complètes : il réunit la plupart de ses romans, nouvelles et contes écrits depuis 1829 sous le titre La Comédie humaine.
  • 1842 : La Rabouilleuse
  • 1843 : Illusions perdues (rédigées de 1837 à 1843)
  • 1846 : La Cousine Bette
  • 1847 : Splendeurs et misères des courtisanes (rédigées de 1838 à 1847) ; Le cousin Pons.

En parallèle, Balzac se lance dans des aventures journalistiques catastrophiques : en 1835 il achète la Chronique de Paris ; menacé de faillite, il abandonne le journal en 1836. En 1840, il se lance dans la Revue parisienne, mais c’est encore un échec.

La Comtesse Hańska et son chien, par Ferdinand Georg Waldmüller — Domaine public

À partir de 1847, sa production s’affaiblit : il est exténué par un travail de 18 h par jour depuis des années. En août 1847, il part pour l’Ukraine, pour rejoindre Madame Hanska, avec qui il entretient une correspondance amoureuse depuis 1832, et qu’il compte épouser. Sa santé se dégrade ; le mariage a lieu en mars 1850 ; mais trop malade, il quitte Kyiv pour Paris avec sa femme. Il meurt le 18 août 1850.