8 - Version

Suite du texte de Pérrone : fresques murales...

Fresque de la "villa des Mystères" à PompéiInformations[1]

Ego autem collecto spiritu non destiti totum parietem persequi. Erat autem uenalicium titulis pictis, et ipse Trimalchio capillatus caduceum1 tenebat Mineruaque ducente2 Romam intrabat. Hinc quemadmodum ratiocinari didicisset, deinque dispensator factus esset, omnia diligenter curiosus pictor cum inscriptione reddiderat. In deficiente uero iam porticu3 leuatum mento in tribunal excelsum Mercurius rapiebat. Praesto erat4 Fortuna cornu abundanti5 copiosa et tres Parcae aurea pensa torquentes. Notaui etiam in porticu gregem cursorum cum magistro se exercentem. Praeterea grande armarium in angulo uidi, in cuius aedicula erant Lares argentei positi Venerisque signum marmoreum et pyxis aurea non pusilla, in qua barbam ipsius6 conditam esse dicebant.

Petrone, Satiricon, XXIX

Question

En vous aidant des outils à votre disposition, traduisez le texte ci-dessus.

Indice

  1. caduceus, -i ou caduceum, -i : caducée, sorte de baguette qui servait d'emblème au dieu Mercure.

  2. Mineruae ducente : ablatif absolu. On ne peut pas ne pas penser à Ulysse guidé par Athéna...

  3. in deficiente porticu : au bout du portique.

  4. erat a deux sujet : Fortuna, et tres Parcae ; mais il est au singulier par accord avec le plus proche. Revoir l'accord du verbe.

  5. cornu abundanti : complète "copiosa" ; la corne d'abondance est un récipient en forme de corne, débordant de fleurs, de fruits, de miel... et emblème de la Fortune. Son origine serait la corne de la chèvre Amalthée, qui nourrit Zeus lorsqu'il était bébé.

  6. ipsius renvoie à Trimalcion.

Solution

Quant à moi, quand j'eus repris mon souffle, je parcourus sans désemparer tout le mur. Il y avait un marché d'esclaves avec leurs écriteaux peints, et Trimalcion lui-même, avec de longs cheveux, tenait un caducée et, sous la conduite de Minerve, entrait dans Rome. Ensuite, comment il avait appris à compter, puis comment il était devenu intendant, le peintre minutieux avait représenté tout cela avec soin, avec une légende. Au bout du portique, Mercure emportait Trimalcion sur une haute tribune, l'ayant soulevé par le menton. Tout à côté se tenaient la Fortune, riche de sa corne d'abondance, et les trois Parques filant une laine d'or. Je remarquai aussi dans le portique une troupe de coureurs à pied s'exerçant avec leur entraîneur. En outre, je vis dans un coin une grande armoire dans la niche de laquelle étaient des Lares d'argent, une statue en marbre de Vénus, et une boîte d'or qui n'était pas toute petite, dans laquelle on disait qu'était cachée la barbe de Trimalcion en personne.