
Stace, Par Erasmo di Valvasone (1523 – 1593)
Biographie
Publius Papinius Statius naquit à Naples, en Grande-Grèce, sous le règne de Claude ; son père était grammairien poète, et l’initia dès l’enfance à la poésie. Il vint s’installer à Rome en 69, l’année des « quatre empereurs » (Galba, Othon, Vitellius et enfin Vespasien) ; c’est cette année-là que Stace fit sa première lecture publique.
Stace mena à Rome l’existence d’un poète de cour, maintes fois couronné aux jeux poétiques : jeux de Naples en 78, jeux Albains et Capitolins. Son père meurt en 80, à l’âge de 65 ans. A partir de 95, Stace est gravement malade, et se partage entre Naples et Rome ; en 96, on perd toute trace de lui.
Stace nous a laissé trois œuvres, ou groupes d’œuvres :
- La Thébaïde(91-92), dédiée à Domitien, qui traite de la guerre que soutint Polynice contre son frère Étéocle, roi de Thèbes. Cette épopée en 12 chants passe pour assez médiocre, malgré quelques beaux passages ; elle est surtout extrêmement violente. Elle ne reçut pas l’accueil espéré.
- Les Silves, (du latin silua, qui désigne un brouillon, une ébauche chez Quintilien), parues en 94, constituent un recueil de 32 poésies regroupées en 5 livres, sur des sujets variés : mariages, naissances, fêtes… Écrites rapidement, de manière spontanée (ou voulant donner l’impression de la spontanéité), elles sont une source inépuisable de renseignement sur la vie quotidienne de la haute société romaine.
- enfin, L’Achilléide, également dédiée à Domitien, est une épopée inachevée, qui devait couvrir toute la vie d’Achille, y compris au-delà de l’Iliade ; mais, interrompu par la maladie, Stace n’en a composé que les deux premiers livres.
Bibliographie
- Stace, Achilléide, texte établi et traduit par Jean Méheust, Belles Lettres, 2003.
- Delarue, F, Stace poète épique, originalité et cohérence, Peeters, coll. Bibliothèque d’études classiques n° 20, 18 juillet 2000, 453 p.
- Franchet d’Espérey, Sylvie, Conflit, violence et non-violence dans laThébaïde de Stace, Belles lettres, 1999, 445 p.
- Taisne Anne-Marie, L’esthétique de Stace, Belles Lettres, 1994