L’Angleterre au XVIème et au XVIIème siècles

Contexte historique

Histoire et société

Littérature

Le théâtre élisabéthain

 L’âge d’or

Contexte général

Le 16ème siècle anglais assiste à l’avènement des Tudor. Cette dynastie conserve le pouvoir de 1485 à 1603, marquant de son nom l’aube des temps modernes en Angleterre : la Renaissance. Dans la mythologie populaire nationale, le règne des Tudor est nimbé d’un prestige dont le seul équivalent sera l’âge victorien. Il est vrai que les Tudor bénéficient de facteurs favorables.

À l’échelle nationale

  • accroissement démographique d’une population qui passe de moins de trois millions à plus de quatre millions au cours du 16ème siècle (les épidémies de peste noire s’espacent ; le climat, moins rigoureux, permet des récoltes régulières qui protègent de la disette, voire de la famine) ;
  • augmentation de la consommation intérieure
  • développement de nouvelles industries, comme celles du charbon et de la fonte, entraînant, sur le plan international, des échanges commerciaux qui stimulent en retour la production.

L’Angleterre s’ouvre sur le monde également grâce aux actes de navigation qui encouragent l’exploration maritime. Sous le règne d’Élisabeth, des personnages comme sir Francis Drake, qui fit le tour du monde entre 1577 et 1580, sir Walter Raleigh, John Hawkins et Thomas Frobisher sillonnent les mers en diffusant le rayonnement anglais : la légende d’une Angleterre maîtresse des mers date de l’époque Tudor. De même, l’établissement des premières colonies anglaises en Amérique du Nord remonte à cette période.

La société reste rurale, mais le processus d’urbanisation laisse au pays un style architectural spécifique. La population de Londres passe de quarante mille à deux cent cinquante mille habitants.

Les conflits intestins se résument aux dissensions religieuses (persécutions des hérétiques lollards sous Henry VIII ou des protestants sous Marie Tudor).

Les premières lois destinées aux pauvres apparaissent sous le règne d’Élisabeth : on s’achemine vers une assistance publique généralisée.

L’influence de la cour ne va pas s’arrêter au social : elle va aussi favoriser le développement culturel et artistique en s’adonnant au mécénat. Les nobles vont patronner des auteurs qui prospéreront sous leur protection. La reine Élisabeth elle-même va protéger une troupe théâtrale. Cette tendance ne s’arrêtera pas avec l’accession des Stuarts au trône : la troupe du Chambellan, à laquelle appartenait Shakespeare devient, avec le couronnement du roi Jacques I en 1603, la troupe des Serviteurs du Roi.

Le raffinement de la Renaissance incite l’élite aristocratique à satisfaire un goût pour le luxe qui ne se cantonne pas uniquement à la littérature, mais qui se manifeste dans de vastes projets architecturaux comme la construction de châteaux tels Hampton Court près de Londres.

Outre les avancées techniques et scientifiques, l’importation de la presse à Westminster par William Caxton en 1476 permet l’essor des livres et des gravures sur bois. L’époque voit surtout la diffusion d’ouvrages religieux, tandis que la littérature anglaise est encore marquée par le flot des traductions (influence de l’humanisme). Certains textes sont enfin rendus accessibles en l’Angleterre : l’Iliade et l’Odyssée de Homère, l’Énéide de Virgile, les Métamorphoses d’Ovide, les Vies de Plutarque, les Essais de Montaigne ou encore la Bible. Dramaturges et poètes puiseront aux sources classiques thèmes et styles qu’ils vont tout d’abord adapter. Ils développeront par la suite un imaginaire et une rhétorique qui leur seront propres.

Contexte politique

La dynastie Tudor débute en 1485 avec l’accession au trône de Henry VII après sa victoire sur Richard III. Cette victoire met un terme à la sanglante guerre des Deux-Roses qui opposait les familles rivales des Lancastre et des York depuis trente ans. L’Angleterre, épuisée par cette guerre intestine, est alors un pays de piètre importance au milieu des grandes dynasties des Habsbourg et des Valois. Durant ses vingt-quatre ans de règne, Henry VII va lui donner des bases économiques solides, tout en réussissant à restaurer les pouvoirs de la monarchie traditionnelle qu’il impose aux puissants barons. Cette classe avait pris l’habitude de se considérer l’égale du roi et fomentait des coups d’État pour le détrôner ou du moins le déstabiliser. Henry VII pose les bases d’une monarchie centralisée.

L’influence du monarque suivant, Henry VIII (1509-1547), est considérable.

HenryVIII en 1509

Durant son règne, il va continuer le mouvement initialisé par son prédécesseur : la monarchie va se faire toute-puissante. Il va amener le pays à se dégager de la tutelle catholique de Rome en adoptant les doctrines protestantes de l’Allemand Martin Luther : c’est la Réforme qui s’installe dès 1535 lorsqu’il se proclame chef de l’Église d’Angleterre en lieu et place du Pape. La Couronne détient alors les pouvoirs temporels et spirituels. Ce choix repose plus sur des considérations personnelles et politiques que sur des convictions religieuses. Le catholicisme interdisait le divorce, or son épouse, Catherine d’Aragon, fille du roi d’Espagne, ne lui avait pas donné de fils. Il était en outre éperdument amoureux de sa maîtresse, Anne Boleyn (qu’il fit exécuter au bout de trois ans de mariage). De plus, l’Église possédait des biens qui suscitaient sa convoitise. Changer de religion lui permit donc de changer de femme et de s’approprier les biens de huit cents monastères après leur dissolution. Mais catholique de cœur, ce personnage ambigu ne fit que bafouer l’autorité pontificale pour ses intérêts, tout en conservant les principes de la religion catholique qu’il défendit contre les hérésies luthériennes.

L’importance de la Réforme est considérable à plus d’un titre : outre cette séparation consommée avec Rome qui va permettre la pleine expression de l’identité nationale et religieuse, la langue anglaise va également connaître un développement certain, puisqu’elle va venir remplacer le latin, médium traditionnel de la foi chez les catholiques. Les ouvrages liturgiques se feront désormais en anglais. On assiste à cette époque aux premières traductions de la Bible en langue vernaculaire. Cette assise de l’anglais va consolider la fierté d’appartenir à une nation souveraine qui parvient à se débarrasser des tutelles étrangères.

Le jeune Édouard VI (1547-1553) continue dans la voie religieuse empruntée par son père, mais de manière plus radicale : la liturgie anglicane est fixée sous son règne, expurgée d’éléments catholiques comme le culte des images ou la doctrine de la transsubstantiation.

Malheureusement, Marie Tudor, durant ses cinq années de règne (1553-1558), ne cessera de vouloir restaurer le catholicisme, persécutant et brûlant près de trois cents « hérétiques » anglicans, tandis que le malaise gagne la population. « Marie la Sanglante » est le sobriquet infamant que l’histoire lui a laissé.

Elle meurt en 1558 sans avoir eu d’héritier et sa demi-sœur, Élisabeth 1ère a vingt-cinq ans lorsqu’elle est couronnée en 1559. Sa venue est vécue comme une libération. Elle va permettre de restaurer l’ordre et la cohésion en consolidant les acquis de la Réforme. Celle qui sera surnommée « la Reine Vierge » possède un esprit ouvert et une autorité certaine. Elle deviendra rapidement l’objet d’un culte, « Gloriana », comme l’attestent le long poème d’Edmund Spenser, la Reine des fées, l’iconographie royale qui dénombre maints portraits de la souveraine ou le nom de « Virginia » donné à une colonie anglaise en Amérique du Nord.

La stabilité politique qu’elle instaure amène dans son cortège une sérénité qui explique le développement considérable des arts (peinture, miniatures) et de la littérature : c’est « l’âge d’or » esthétique en Angleterre. À la fin de son règne, le pays a acquis une puissance économique et politique jusque-là inégalée, et le génie de tous les temps, la fine fleur qu’est Shakespeare, s’est épanoui durant ce laps de temps.

Jacques VI d’Écosse succède à Élisabeth en 1603 pour devenir Jacques 1er d’Angleterre, scellant de ce fait l’union des deux pays : c’est le début de la dynastie Stuart et des dissensions, sociales et religieuses.

Littérature élisabéthaine

Les genres littéraires élisabéthains sont très variés :

  • écrits philosophiques et politiques s’ancrant dans la tradition humaniste, par exemple, Thomas More (1478-1535) et son célèbre ouvrage Utopia ;
  • prose religieuse avec des sermons, des pamphlets, et surtout la traduction de la Bible en anglais en 1525 par William Tyndale (1494-1536) ;
  • et enfin, une poésie très influencée par les sonnets de Pétrarque et de Ronsard avec, entre autres, la composition pastorale d’Edmund Spenser (1552-1599), les sonnets amoureux de Philip Sidney (1554-1586) et ceux de Shakespeare.

C’est cependant le genre théâtral qui connaît l’essor le plus significatif

Le théâtre élisabéthain

Le théâtre du 16ème siècle anglais s’articule entre tradition et modernité : il continue à produire des Miracles, Mystères et Moralités, hérités du Moyen Âge, où les personnages sont allégoriques et l’intrigue une dramatisation d’épisodes bibliques. Ces pièces trouveront grâce aux yeux du public jusqu’en 1590.

La modernité se signale avec l’apparition et la multiplication de nouveaux genres adaptés des scènes étrangères. La première « vraie » comédie anglaise date de 1533, Ralph Roister Doister de Nicholas Udall. Dans son sillage, toutes les comédies s’inspireront des modèles classiques, fixés par Plaute (254-184 av. J.-C.) et Térence (190-159 av. J.-C.), et de la commedia dell’arte. Qu’elles soient romanesques, citadines ou burlesques, elles se construisent autour du principe castigat ridendo mores (« corriger par le rire »), et utilisent des éléments convenus comme les quiproquos, les rendez-vous manqués, les mystifications, et les déguisements.

Dans le domaine de la comédie, Ben Jonson (1572-1637), le rival de Shakespeare, se distingue, notamment avec ses comédies des humeurs qui se fondent, en le grossissant jusqu’à la caricature, sur un trait spécifique du caractère de ses personnages (Volpone, 1606). Shakespeare introduira la tragi-comédie, genre intermédiaire qui doit sa fin heureuse à un retournement soudain.

La tragédie élisabéthaine, quant à elle, respecte les principes théoriques exposés dans la Poétique d’Aristote et emprunte ses atmosphères au stoïcien Sénèque (4-65 ap. J.-C.), traduit en anglais dès 1559. La violence et les effusions de sang, ainsi que les apparitions surnaturelles, sont des ingrédients conventionnels. La première tragédie anglaise date de 1561. Composée par Thomas Norton et Thomas Sackville, Gorboduc possède la même trame dramatique que le Roi Lear: le vieux roi Gorboduc partage de son vivant son royaume entre ses héritiers.

Mais l’influence de Sénèque sera surtout exploitée par Thomas Kyd (1558-1594) qui marquera l’avènement de la tragédie de la vengeance, avec sa Tragédie espagnole (1582). Cette pièce présente le premier personnage machiavélique sur scène. La faute initiale, un crime, est révélée par un fantôme. Shakespeare aura recours à cette dimension surnaturelle dans Hamlet.

Christopher Marlowe (1564-1593), dans le Juif de Malte (1592), dépeindra lui aussi un personnage fourbe. Cette image d’un être froid et calculateur servira de modèle à Shakespeare pour son scélérat, Iago, manipulateur qui excitera la jalousie d’Othello jusqu’au crime. Marlowe trouvera son inspiration à d’autres sources, en l’occurrence la veine épique, pour composer sa tragédie en deux parties, Tamerlan le Grand (1590). Mais c’est surtout dans la Tragique Histoire du docteur Faust (1592) qu’il va pleinement explorer la grandeur et ses limites. Marlowe était fasciné par la démesure : en politique, dans l’action ou le savoir.

Les pièces historiques sont l’apanage de Shakespeare (même si Marlowe s’est essayé à ce genre) : avec ses dix pièces écrites de 1592 à 1613, il couvre près de trois siècles d’histoire anglaise, du roi Jean à Henry VIII. Pour ce faire, il s’inspire des chroniques de l’histoire nationale composées par Edward Hall et Raphael Holinshed. Cette littérature s’inscrit dans la lignée directe du De casibus virorum illustrium (1355-1360) de Boccace (1313-1375). Les monologues tragiques de Boccace sont prononcés par les spectres des puissants de ce monde qui ont connu un revirement de fortune après le châtiment de Dieu. Cette série narrative illustrait l’idée d’une justice transcendante inéluctable. Les chroniques anglaises reprennent donc ce thème de la rétribution divine (c’est-à-dire les récompenses ou les châtiments qui viennent gratifier ou punir l’individu en fonction de ses agissements) en l’adaptant à l’histoire nationale : la chute des princes est présentée comme un exemple, un avertissement destiné aux gouvernants. L’histoire a une logique, celle de Dieu, elle est encore liée à la religion : les hommes de la Renaissance considéraient que l’univers était régi par la volonté divine, visible dans la Providence, qui condamnait ou justifiait les actes. Henry V voit cette main de Dieu lorsque le complot ourdi par Scroop, Cambridge et Grey se fait jour (p. 77). C’est également Dieu qui a soutenu les Anglais durant la bataille. C’est donc Lui qui a vaincu l’ennemi et nul n’a le droit de Lui usurper cette victoire, sous peine de mort.

La scène élisabéthaine

Aspects matériels

Avant la construction d’édifices permanents, les représentations s’effectuaient dans les halls des palais et des châteaux, dans les cours des auberges ou sur de simples tréteaux érigés pour l’occasion par des troupes d’acteurs itinérants. Ces endroits concentraient la violence et l’art puisqu’ils servaient également aux combats de coqs ou d’ours (voir le jeu de mots sur « l’arène » dont parle le Chœur dans son Prologue, et qui traduit l’anglais « cockpit », fosse à coqs, p. 33).

La première structure fixe, appelée sobrement le Théâtre, date de 1576. Au 16ème siècle, le théâtre public avait ses lettres de noblesse (le théâtre privé se développera au siècle suivant). La dizaine d’édifices permanents que comptait Londres se dressaient aux limites de la ville, afin d’éviter la propagation des épidémies et le mécontentement des puritains de la Cité. Ces architectures de bois étaient de forme ovale, octogonale ou circulaire : Dans Henry V le Chœur fait allusion à cette configuration spatiale particulière dans le premier Prologue, lorsqu’il évoque « cet O de bois » (p. 33). Le toit de chaume de ces structures explique le destin du Globe : ce théâtre, construit en 1599 et utilisé par la troupe de Shakespeare, prit feu lors d’une représentation de Henry VIII de Shakespeare en 1613. Le Globe qui se trouve actuellement à Londres et qui a ouvert ses portes en 1999 est une reproduction du théâtre original.

Les théâtres publics offraient des aires de jeu multiples grâce à la présence d’un proscenium (ou avant scène) qui s’avançait jusqu’au milieu du parterre, d’une scène centrale, d’une scène intérieure fermée par un rideau et donnant sur les coulisses, de galeries sur deux étages où se tenaient sentinelles et musiciens.

Ces théâtres à ciel ouvert pouvaient accueillir près de deux mille personnes. Les moins fortunés se tenaient debout dans le parterre, de part et d’autre de la scène centrale, exposés au vent, tandis que les plus riches pouvaient s’asseoir à l’abri sur l’un des trois niveaux de galeries qui entouraient la scène. Certains privilégiés pouvaient même s’installer sur les planches au milieu des acteurs.

Le public, socialement hétérogène, explique la diversité structurelle des pièces : il fallait un peu de poésie et de raffinement, ainsi qu’un soupçon de farce, de culbutes et d’humour grivois pour contenter tout le monde. Les représentations avaient lieu l’après-midi. Un drapeau flottant sur le toit signalait qu’une représentation était en cours. Les femmes n’avaient pas le droit d’apparaître sur scène : leur rôle était donc tenu par de jeunes garçons, les apprentis.

Aspects structurels

Le théâtre élisabéthain présente deux caractéristiques. Tout d’abord, il ne respecte pas la règle des trois unités (unité de lieu, de temps, d’action) : l’action peut donc se fragmenter, se dérouler dans des lieux différents, s’étendre sur un laps de temps assez vaste et permettre l’intégration d’une ou de plusieurs intrigues secondaires, qui reprennent sur un mode mineur l’intrigue principale.

D’autre part, la dramaturgie est directement liée à la morphologie particulière des théâtres contemporains : la scène centrale, plate-forme carrée, s’avançait jusqu’au milieu du parterre, créant ainsi un lien étroit entre le public et les acteurs, lien que Shakespeare entretient dans Henry V avec le Chœur qui s’adresse à l’imaginaire des spectateurs. Il n’y avait pas de rideau, de frontière entre la scène et le parterre, mais une immédiateté, un échange entre le monde réel des spectateurs et l’univers fictif de la représentation. Les adresses au public et les apartés étaient donc des éléments nécessaires pour maintenir le contact avec un public qui avait quelque peu tendance à être indiscipliné.

Ce dispositif scénique basé sur la proximité permettait de pallier l’absence de décors grâce à des accessoires : une branche d’arbre était utilisée pour symboliser une forêt, quelques hommes sur un seul chariot représentaient une armée entière (« nos quatre ou cinq méchants fleurets ébréchés », p. 143). La parole servait également à suppléer au manque matériel : « la scène pour l’heure se transporte à Southampton » (p. 57). Les indications scéniques sont de ce fait peu nombreuses : les didascalies se cantonnent aux entrées et sorties des personnages, au retentissement des fanfares ainsi qu’aux changements de lieux. Cette absence d’indications explique la diversité des lectures et des adaptations modernes. Les costumes, contrairement aux décors, étaient particulièrement recherchés dans leurs étoffes ou leu finition.

Les acteurs

Organisés à l’origine en troupes itinérantes, les acteurs durent se mettre au service de grands seigneurs afin d’échapper à la législation sur le vagabondage et devinrent alors des professionnels. A côté des Comédiens du Chambellan (troupe de Shakespeare), et de sa rivale, la Compagnie de l’Amiral, on trouve des formations théâtrales composées de jeunes enfants, les choristes de la Chapelle royale ou ceux de la cathédrale Saint-Paul.

Les troupes sont hiérarchisées :

  • au sommet, les acteurs principaux se partagent les bénéfices en étant actionnaires de la compagnie (Shakespeare détenait une part sur dix) ;
  • Les acteurs secondaires ;
  • les jeunes apprentis qui tiennent les rôles féminins
  • les figurants, embauchés selon les besoins.

Des noms restent dans les mémoires : Richard Burbage, William Kempe, Edward Alleyn, étaient des acteurs principaux, qui firent trembler les planches, vibrer les cœurs. William Kempe joua le rôle de Falstaff dans Henry IV. On suppose que Falstaff n’apparaît pas dans Henry V car Kempe ne faisait plus partie de la troupe en 1599.

Source d’évasion, le théâtre permet également de réussir socialement : Shakespeare quitta Stratford sans le sou pour se retrouver quelques années plus tard à la tête de l’une des plus grosses fortunes de sa ville natale.